infirmière

                                                                                                                                                 

           Lorsque nous parcourons les villages situés en brousse, nous constatons le mauvais état sanitaire des villageois malgré les efforts du gouvernement en la matière. Ces populations doivent être aidées, on comprend mieux pourquoi, après l’incident dont a été victime la jeune Mamou, certaines personnes se soient fixé comme objectif de sortir SIRALO d’une situation précaire. L’analyse des différentes pathologies a contribué à améliorer la salubrité publique, diversifier l’alimentation, vacciner et soigner en amont.
En ce temps là…. Les consultations se faisaient sous la tente car aucune infrastructure n’existait. Le personnel médical se composait uniquement de docteurs et d’infirmières "blancs". Dans le petit matin, dès 6 heures, on faisait la queue pour obtenir une consultation ou des soins.
Pendant que les consultations se déroulaient, les autres membres du groupe travaillaient à la construction d’un dispensaire-maternité tout en formant des maçons.

Le gros œuvre étant terminé le dispensaire-maternité peut être ouvert, l’aménagement intérieur se fera au gré des missions ou d’envoi de matériel depuis la France. Le personnel médical est toujours constitué par les membres de l’association. En 3ans, 5000 consultations et soins furent dispensés.

La nomination d’un agent de santé par le gouvernement étant soumise à la construction d’un logement pour ce personnel celui-ci a été érigé. Le 1er Avril 2002 le «major» est arrivé à SIRALO. Il s’est mis immédiatement au travail, lorsque la mission de fin Novembre 2002 est arrivée sur place elle a été agréablement surprise par l’ampleur de la tâche accomplie:

-732 consultations et soins (souvent un acte par famille),

-40 accouchements (sans aucun décès),

-30 femmes suivaient les enseignements du planning familial  (une évolution sensible dans le contexte local),

-une grande campagne de vaccinations s’est déroulée sous nos yeux.

Une image qui a frappé l’esprit de tous lors de ces vaccinations c’est l’arrivée des mamans portant les jeunes enfants avec à la main le carnet de santé de l’enfant. Ces gens qui vivent dans de modestes demeures sans aucun ameublement où peuvent ils ranger ces précieux documents?

L’équipe médicale de l’association présente à ce moment là, soulagée de tout ce travail, a donc sillonné les villages avoisinants pour convaincre les villageois de la bonne qualité des soins prodigués à SIRALO. Elle a réuni au dispensaire les matrones et les agents de santé primaire de ces villages afin de désacraliser le lieu et de les inviter à envoyer à cet endroit les cas les plus urgents ou dépassant leurs compétences. Un kit de soins a été remis à tous.

Pendant que l’équipe médicale travaillait, les «constructeurs» se penchaient sur l’achèvement du 2ième logement. En effet devant le travail effectué par le major et son astreinte quasiment permanente la nomination d’un autre agent de santé devenait indispensable. Celle-ci est intervenue le 1er Mai 2003. Au cours de la mission de Juillet 2003 les statistiques faisaient état de :

-1700 consultations et soins (souvent un acte par famille),

-210 accouchements (sans aucun décès),

-50 femmes suivent le planning familial.

Afin de rendre l’équipe locale efficace, elle a été dotée de 2 mobylettes pour ces déplacements essentiellement lors des campagnes de vaccination et pour ses liaisons avec l’hôpital de SAFANE.

        Une amélioration sensible dans la qualité des soins a été l’achat d’un réfrigérateur-congélateur à gaz. Il permet de conserver les vaccins, habituellement stockés à l’hôpital de Safane, donc d' étendre la zone de vaccination en diminuant les trajets. Ces vaccins sont transportés dans des poches isothermes maintenues à température grâce à des glaçons. Une autre de ses applications importantes est la possibilité d’avoir sous la main les sérums contre les morsures des serpents ou les piqûres de scorpions qui sont la hantise des villageois. Le bâtiment qui ne possède pas d’eau courante est obligé de l’acheminer depuis le puits central situé à environ 400m à l’aide de récipients divers. Un fût à eau de 200 litres destiné à l’alimentaire et monté sur un châssis pneumatique a été acheté pour limiter cette corvée.

Les projets ne manquent pas, nous souhaitons pouvoir éclairer le bâtiment par panneaux solaires en Novembre 2003 et la fréquentation du dispensaire augmentant régulièrement il est envisagé de séparer le dispensaire de la maternité en en construisant un autre et en laissant à l’actuel la fonction de maternité.

Ceux qui ont posé les premières pierres de ce centre de soins doivent être pleinement satisfaits car ils ont réalisé leur souhait: QUE LE CENTRE SOIT AUTONOME  et ceci même pour l’approvisionnement en médicaments!

Novembre2003 

Au cours du séjour le dispensaire-maternité a été éclairé ! L’installation électrique a été réalisée, sous notre direction, par l’équipe de maintenance de l’hôpital de BOROMO. L’électricité est fournie par des panneaux solaires et stockée dans des batteries par l’intermédiaire d’un régulateur de charge. Finis les soins et les accouchements à la lueur d’une lampe à pétrole, une petite lumière brille dans la nuit, elle indique à tous qu’ils seront accueillis et soignés!
 
Une petite cuisine, depuis ce séjour, est à la disposition des accompagnateurs des malades.

 Afin d’aider aux évacuations des cas graves une liaison radio a été mise en place entre ce centre de soins et l’hôpital de SAFANE. Inaugurée par le préfet lui-même, elle permettra de réduire notablement les délais de transfert vers cet établissement.

Parmi les missionnaires il y avait un chirurgien dentiste, dès les premières interventions la nouvelle s’est répandue dans tous les villages du secteur. Ce patricien a du faire face à une forte affluence, par ailleurs l’état dentaire de ses patients l’a convaincu qu’il restait de nombreux soins à donner, il reviendra sur les lieux avec un projet plus ambitieux.

Février 2004

L’activité de ce dispensaire étant à saturation, il devenait urgent de dissocier les soins des accouchements, pour cela il fallait construire un second bâtiment de santé. En effet au manque criant de place s’ajoutait les risques de contamination des femmes enceintes en visite pré-natale par les malades infectés. Après des démarches auprès du ministère de la santé et des contacts avec le médecin-chef de la région un accord a été conclu: l’association finançait le local pharmacie et l’état prenait en charge le futur dispensaire.

Décembre 2004

Pendant notre absence le local pharmacie avait été construit et le 1er Octobre les travaux du dispensaire démarraient. Siralo et ses environs possèdent désormais un centre médical important et complet. Pour étoffer l’équipe soignante les autorités ont l’intention de nommer, en plus des 2 infirmiers en place, une accoucheuse.

A son arrivée la mission a constaté avec plaisir que le second bâtiment de santé était très avancé dans sa construction. Son équipement exigera beaucoup d’efforts de la part de M.S.P..

             Le 15 Août 2005 le dispensaire ouvrait officiellement ses portes, début 2006 une accoucheuse complétait l'équipe soignante qui comprend maintenant trois personnes. La dotation d'un second réfrigérateur à gaz permet à l'équipe d'envisager des campagnes de vaccinations de grande envergure.

Depuis 2002, la chaîne des premiers soins existante sur les 7 villages de l’aire sanitaire a retenu toute l’attention de M.S.P. et du major. Grâce à cette prise en considération et à la mise en place de cours de formation au profit des agents de santé primaire et des matrones il existe maintenant un véritable maillage en termes de suivi des vaccinations, de premiers soins et surtout de rapidité de prise en compte des cas graves. Maintenant les matrones agissent en qualité d’assistantes du major lors des accouchements et de ce fait gardent leur statut social. M.S.P. prévoit le financement de la construction d’un petit local, dans chaque village non pourvu, destiné au stockage des trousses de premier secours et à l'hébergement des campagnes de vaccination.

Mars 2007

La maternité qui fût dispensaire -maternité par le passé avait besoin d'une sérieuse remise en état, MSP a financé cette opération. Par ailleurs le Centre de Soins de SIRALO s'est vu décerné le titre de Centre de Soins ayant la meilleure hygiène du district sanitaire de DEDOUGOU. C'est une satisfaction pour nous qui avons toujours insisté pour que l'hygiène soit un objectif prioritaire pour tous, la venue du major dans les centres hospitaliers de FRANCE et notre insistance auprès de tous ne sont pas étrangères à cette distinction.

              Novembre 2007

             Les autorités sanitaires ayant érigé le logement du troisième soignant, MSP a participé à son aménagement en finançant la construction d'une cuisine extérieure, de latrines et d'un mur d'enceinte afin de créer une "cour" privative.

              Mai 2008
               
            Une violente tornade très localisée a arraché les toitures du centre médical, MSP a dû dans l'urgence expédié des secours financiers afin de les réparer. Il n'était pas pensable de laisser ces populations sans soins.

               Novembre 2009

                Un stage concernant les premiers secours à donner en cas de problèmes a été organisé par l'association au profit des agents primaires de santé des villages de l'aire sanitaire. Ce session a regroupé 11 personnes et sera complétée au cours de notre prochaine mission.

                Novembre 2010
          
               Au cours de cette mission nous avons appris qu'il était envisagé la constuction d'un nouveau centre de soins à Kiensere. La santé étant la première des préocupations de la population nous avons accueilli cette nouvelle avec satisfaction.

                Mai 2011

                Le nouveau centre de soins  de Kiensere est maintenant opérationnel



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