Ayant posé auprès de son employeur des congés annuels, le futur missionnaire achète son billet d’avion, vérifie que son passeport est à jour et fait une demande de visa, par l'intermédiaire de l'association, auprès de l’ambassade du BURKINA FASO. Il doit veiller aussi à être à jour de ses vaccins, certains de ceux-ci ne sont exécutés que par des organismes agréés. Au moment de son départ il lui faudra commencer un traitement préventif contre le paludisme. Il ne reste plus maintenant qu’à préparer la valise, rien d’inutile le strict minimum de toutes façons les anciens sont là pour conseiller les nouveaux. Si vous voyez déambuler dans un aéroport des gens en pataugas en shorts et en chemisettes, ce sont sûrement des gens de M.S.P partant ou rentrant de mission. Ces gens ont tous un point commun: ils sont entièrement bénévoles. Ceci permet de réinvestir sur place (à 94%) quasiment tout l’argent récolté en France.

          Ils devront gérer la transition entre le climat européen et burkinabé, au départ vers le BURKINA FASO on peut prévoir le type de temps régnant la-bas par contre pour le retour il est bon, selon les époques, d’avoir des vêtements chauds qui vous attendent à l’arrivée. A titre d‘exemple le 10/12/2002 au retour d’une mission la température était de 37°C à Ouagadougou et de –4°C à Paris.

        Enfin arrivés à destination, les «vieux» retrouvent avec joie leurs amis Burkinabes quant aux «bleus», plongés dans un autre monde, ils continuent de collectionner les émotions. Après ces retrouvailles il s’agit d’établir le campement.

Filtres
Une partie de l’équipe dresse les tentes sous le regard étonné des enfants dont certains sont persuadés que ce sont nos vraies habitations. Ces filtres permettent d’obtenir une eau potable pour nous les petits blancs. Ils doivent être entretenus régulièrement et soigneusement sinon gare aux violents dérangements intestinaux. Ce travail est confié à un habitué.
Salle de bain
La salle n’est pas climatisée, c’est pour cela que portes et fenêtres restent grandes ouvertes. C’est également en ce lieu que se tiennent les réunions, les discussions et les palabres divers .
A la nuit tombée, lorsque les enfants seront rentrés chez eux, que les zébus seront parqués et que les femmes auront fait le plein d’eau, alors les missionnaires accèderont à la pompe à roue pour une douche réparatrice et oh ! combien appréciée. On rejoint cette salle de bains, dont les vitres n’ont jamais de buée, à la lueur des lampes torches. Ceci permet d’éviter les bouses des zébus et de pouvoir retrouver lors de ces ébats d’eau son savon ou ses vêtements. Sous le ciel, où pas une étoile ne manque, fusent les rires, s’ébauchent les farces les plus drôles et s’amorcent les discussions  les plus passionnées !!!

Et les «toilettes»???, l’association a construit des latrines (lieux d’aisances sommaires excluant toute installation sanitaire), évidemment on est loin du Jacob Delafon ou du Villeroy et Bosh. Une fois le camp de base installé et les lieux repérés, le travail d’aide commence rapidement car le séjour paraîtra très court à tous.

               A chaque mission un responsable est nommé par le conseil d’administration, tout participant à cette mission est garant de son projet ou de celui confié par le responsable. Il lui est demandé de former les villageois aux différentes techniques liées à ce projet. Des réunions d’activités sont régulièrement organisées sur site.

Les domaines d’activités sont pré-établis à savoir : 
-soins médicaux
-constructions,
-soutien scolaire,
-logistique,
-aide agroalimentaire
-étude des besoins
-relations publiques
-etc…
                                                                           


               Toutes les actions entreprises le sont à la demande ou avec l’accord des administrations locales ou bien des villageois. Cette façon de procéder évite de possibles errements, nous conforte dans notre détermination et nous motive encore davantage.

Un compte-rendu de nos travaux leur est soumis dans le but de faire valider nos actions par le gouvernement.

Au retour des séjours, nous proposons des exposés sur nos actions et notre fonctionnement aux associations qui s’impliquent au BURKINA FASO et aux établissements scolaires. Dans le cadre de ces rencontres nous expliquons les procédures à respecter pour l’élaboration d’un projet humanitaire dans ce pays. Nous diffusons des films amateurs, organisons des débats et réalisons des expositions photos.

Il est évident que le fait de donner de sa personne et de son temps, à des populations en difficulté, est une source de remise en question et d’enrichissement personnel.

                    GALERIE DE PHOTOS  PLANCHE1    PLANCHE2                                             

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