

Cette école comprend 6 niveaux répartis en 3 classes:
*CP1-CP2
Le Cours préparatoire a 2 niveaux contrairement au système éducatif français, en effet les enfants ne parlant que quelques mots de français doivent faire beaucoup d’efforts pour progresser dans notre langue.
Trois instituteurs assurent les cours et l’encadrement, le directeur a en charge le dernier niveau et prépare les enfants au certificat d’études primaires ainsi qu’à l’examen d’entrée en 6ième. En 2002 le nombre total d’élèves est d’environ 86 et se répartit ainsi : 60 garçons et 26 filles, ces dernières sont peu nombreuses car elles sont plus utiles chez elles pour élever les petits frères et sœurs ou pour travailler aux champs.
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Une cuisine scolaire, non pas une cantine, permet de préparer les repas des enfants. Tous les midis ils ont un repas chaud qu’ils emportent chez eux au village, sauf ceux qui viennent du village voisin de YAMOU et qui ne peuvent pas rentrer à cause de la distance excessive et de la chaleur accablante régnant à cette heure de la journée. Cette situation d’éloignement de ce village est préjudiciable à la fréquentation de l’école. L’association sohaite la construction d'une école afin de palier à cet inconvénient et de permettre la scolarisation de beaucoup plus d’enfants. Le menu est toujours le même: semoule et huile. Ces denrées sont fournies par le gouvernement, leur acheminement est à la charge de l’association des parents d’élèves ou A.P.E. En cas de pénurie dans l’approvisionnement des denrées l’A.P.E. doit faire face. La préparation des premiers repas distribués aux élèves était faite bénévolement par les femmes des responsables de l’A.P.E., rapidement un emploi a été créé pour libérer celles-ci. |
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L’apprentissage
de
notre langue se fait surtout par la lecture, dans la
majorité des cas les parents ne parlent pas le
français donc les enfants ont un vocabulaire restreint, ils
ne connaissent que quelques mots glanés à la
volée. Nos
livres scolaires de lecture sont inadaptés
à cette pratique, conscient des
difficultés éprouvées par ces
élèves le gouvernement du Burkina a fait imprimer
des livres plus à leur portée gravitant autour de
leur vie de tous les jours. Les livres que l’on envoie sont
regroupés au sein d’une bibliothèque
récréative, les plus
curieux peuvent emprunter ces livres. Imaginez
que le thème du livre tourne autour de la neige, du ski, du
gel….que de questions restent en suspens! Il est
fort probable qu’ils abandonneront sa lecture
rapidement ! L’association Mamou a donc
acheté 120 livres neufs de lecture espérant que
l’effectif de l’école atteindra ce
chiffre rapidement.
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Parallèlement à cet achat, grâce à un conteneur envoyé de FRANCE, nous avons pu leur fournir des ardoises, des cahiers, des crayons, des gommes, des stylos à bille, des dictionnaires, des jeux éducatifs en nombre….. une armoire pour ranger tout cela. L’école ainsi équipée a pu, en fin de scolarité 2002-2003 présenter 14 enfants au certificat d’études primaires, 13 ont étés reçus. Un tel résultat ne s’était jamais vu au village et nous incite à poursuivre notre effort dans ce domaine. Nous avons expédié récemment du mobilier scolaire, bureaux pour les instituteurs pupitres pour les enfants, il permettra d’équiper 2 classes à la rentrée 2003.
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Se préoccuper du primaire c’est bien mais que deviennent les élèves après ce certificat d’études? Quelques uns arrêtent là n’ayant pas le goût de continuer ou estiment qu’ils en savent assez pour gérer leur production de coton. Bien souvent les parents n’ont pas les moyens financiers pour les envoyer au collège. L’entrée en 6ième est soumise à un examen, en cas de réussite les frais de scolarité sont réduits 25,92 € (170 FF), il est toujours possible d’accéder au collège sans examen mais les frais sont plus élevés 48,78 € (320 FF). A ces frais s’ajoutent le logement et la nourriture, le collège est situé à Safané, il est très difficile à ces agriculteurs aux revenus modestes de pouvoir assumer de tels frais. L’association a décidé d’intervenir financièrement pour ces entrées en 6ième et pour trouver un pensionnat car bien souvent les familles «d’accueil», parents ou autres, utilisent ces enfants pour leur faire exécuter les corvées les plus ingrates. Logés en internat à la mission catholique, seul établissement fournissant un hébergement. L’A.P.E. ayant donné son accord malgré la possible différence de religion, ils pourront travailler en toute quiétude avec l’aide des missionnaires. En tout état de cause le redoublement de la 6ième ne sera pas renouvelé sauf cas exceptionnel, en effet les enfants sont placés en condition idéale pour faire une bonne année. Les frais de scolarité pour la 5ième sont moins élevés, pour l’instant nous ne savons pas si nous pourrons les aider efficacement. C’est la première année que nous parrainons des scolaires et voulons nous donner le temps de la réflexion.
Novembre
2003
Une heureuse surprise attendait les missionnaires arrivant à pied d’œuvre, les effectifs de l’école primaire étaient passés de 86 à 133 soit une augmentation de 50%. Cette augmentation dépassait nos prévisions les plus optimistes et créait des problèmes accrus tels que l’insuffisance des supports pédagogiques, l’éloignement de certains…..Beaucoup de ces nouveaux élèves ont intégré le CP1 qui compte 65 enfants, avec ceux de CP2 la classe de CP a un effectif global de 78 élèves (mais oui!), nous souhaitons beaucoup de courage à l’instituteur. La seconde surprise a été de constater qu’au CP1 il y avait 39 filles et seulement 26 garçons, serait-ce une évolution de la condition féminine ?
De généreux donateurs nous ont permis de sponsoriser 12 enfants du village scolarisés aux collèges de SAFANE. Les frais de scolarité, élevés pour ces parents aux faibles ressources, ont été réglés pour tous ainsi que le pensionnat pour certains. Nous les avons soutenus de la 6ième à la 4ième et nous attendons en retour un travail sérieux. Suivant les résultats et nos futures possibilités nous verrons éventuellement à proroger cette aide. La mise sur pied d’un parrainage effectif depuis le primaire se heurte à la difficulté de choisir les filleuls, faut-il aider les plus déshérités parmi les déshérités ou favoriser les plus brillants? Il faudra s’en remettre aux locaux pour nous aider dans ces choix délicats.
Fin Février début Mars 2004
Au cours de cette mission nous avons longuement évoqué la situation difficile des écoliers de YAMOU, en particulier pour les plus jeunes, en raison de l’éloignement du village de l’école de SIRALO. Après des discussions avec l’inspecteur chargé du primaire, celui-ci nous a donné l’assurance de nommer un enseignant rapidement si les villageois construisaient une classe de CP (CP1-CP2) même provisoire et trouvaient un logement pour l’instituteur. M.S.P. s’engageait alors à aider les habitants à construire cette classe en dur.
Décembre 2004
Nous avons appris fin Septembre 2004 que la classe ouvrait ses portes comme convenu et que l’enseignant était en poste. Dès notre arrivée sur les lieux nous sommes allés à YAMOU voir cette classe.
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Vue générale de la classe provisoire de CP ( CP1-CP2 ). La construction est en «Banco amélioré» ou briques de terre mélangée avec des débris végétaux servant de liant. Malgré l’état provisoire de cette classe les abords sont propres et accueillants, au sol avec des cailloux blanchis figure l’inscription : BIENVENUE A YAMOU. On remarque aussi le mât permettant tous les matins la levée des couleurs, au pied de celui-ci l’étoile de leur drapeau national. |
Les bancs et tables sont eux aussi en terre, mais malgré cet inconfort la classe affiche complet (52 élèves). Certains enfants du même âge ayant frères ou sœurs allant à l’école de SIRALO sont obligés de continuer à fréquenter celle-ci. |
Au cours de la visite du Préfet à YAMOU il a été envisagé la construction de cette classe en dur ainsi que du logement de l’enseignant. Les décisions suivantes ont été prises: M.S.P. financera la classe de CP ainsi que le magasin de rangement attenant, le Préfet prenant à sa charge le logement.
Le soutien scolaire des enfants fréquentant le collège a été maintenu dans la même optique que l’année dernière. Nous avons aidé les enfants déjà scolarisés l’année passée et ceci jusqu’en 3ième , par contre nous avions exclu les enfants n’ayant pas réussi l’examen d’entrée en 6ième, par souci financier. Au sujet de ce soutien une réunion s’est tenue entre les parents d’élèves (A.P.E.), les enseignants du primaire et M.S.P. Il en ressort que le collège est ouvert à tous, l’examen d’entrée est une forme d’obtention de bourses (les frais de scolarité sont moindres) toutefois cet examen ne serait pas forcément significatif du niveau scolaire de l’enfant paraît-il ?? Les parents ne comprennent par pourquoi on aide des élèves déjà «favorisés». Le directeur du primaire est indirectement tenu pour responsable de nos choix, il est soumis à une pression anormale. D’autre part, nous pensions que le fait d’être logé chez l’habitant ou un parent était préjudiciable au travail en retour l’enfant devant aider ses logeurs dans différentes tâches ménagères. Généralement en raison de la gratuité de l’accueil il est considéré par tous comme normal que l’enfant aide au fonctionnement de la maison. Si la pension peut être économisée on se dirige vers une allocation identique pour tous, ce qui nous permettrait sur les économies réalisées d’aider aussi ceux des 6 écoles et 7 villages de l’aire sanitaire de SIRALO voulant fréquenter le collège. Par ailleurs ceci rejoint notre conception des choses, tout payer à certains est une erreur il faut aussi que les parents s’investissent dans l’avenir de leurs enfants.
Novembre 2005
La rentrée 2005-2006 s'est faite au collège grâce à l'association locale A.D.S.Y. (Association pour le Développement de Siralo et de Yamou), créée avec le concours de MSP qui a vu le jour en début d'année. Cette association regroupe en son sein des natifs de ces villages résidant à Bobo-Dioulasso et des villageois. Nous avons donc demandé à cette association , aux parents d'élèves et au directeur de l'école primaire de régler ce problème de soutien aux élèves du collège. Ils ont donc appliqué à la lettre les remarques qu'ils nous avaient faites précédemment et traité les cas spécifiques.
Les économies ainsi réalisées ont permis de subventionner les écoles primaires qui en avaient bien besoin, la fréquentation de l'école est souvent liée à un problème financier, en effet les parents sont souvent dans l'impossibilité de payer les fournitures scolaires.. Notre enquête nous a permis de recenser 615 élèves sur l'aire sanitaire de SIRALO et de constater qu'il y avait parité absolue entre garçons et filles ce qui n'a pas manqué de nous étonner..et nous rassurer sur la volonté de ces dernières d'accéder au savoir.
Le village de YAMOU a vu sa première classe achevée et a abandonné son école provisoire, un don des sapeurs pompiers de BELIN-BELIET (33) nous a permis d'équiper la classe en tables-bancs neufs. Les élèves aide soignantes de l'hôpital Jean HAMEAU de LA TESTE DE BUCH (33) ont organisé une tombola et on fait un don important pour la construction de la seconde classe. Les autorités ont alors prévu de financer la troisième classe de façon à posséder un groupe scolaire complet.
Novembre 2006
La rentrée au collège s'est effectuée dans de bonnes conditions sous la direction d'A.D.S.Y. et avec l'aide de M.S.P. Les 2 dernières classes de Yamou sont en cours de finition et seront opérationnelles pour la rentrée 2007-2008 et les enseignants nommés.